Duathlon, swimrun, cross-triathlon, raid, swimbike, triathlon des neiges… Nombreuses sont les disciplines dérivées du triathlon. Aujourd’hui, on vous présente une des plus anciennes d’entre elles : l’aquathlon !
Alors, on met sa combi et ses lunettes, on prépare ses chaussures de running et direction la plage pour partir à la découverte de ce sport passionnant !
L'aquathlon, ancêtre du triathlon ?
L'histoire de l'aquathlon
L’aquathlon, c’est l’association de deux disciplines sportives historiques : la natation et la course à pied. Ses racines modernes remontent aux courses sauvages réalisées en Australie dans les années 1950.
Le concept est alors simple : une course le long de la plage, une nage aller-retour en mer jusqu’à une bouée et une seconde course le long de la plage. Au fil des années, ce type d’épreuve s’exporte en Californie et sa popularité croît. Pour la première fois, en 1971 à San Diego, on assiste à une épreuve officielle alliant 7,2 kilomètres de course à pied et 250 mètre de natation, c’est la naissance du biathlon. Plus tard, cette discipline prendra le nom d’aquathlon.
Trois ans plus tard, on assiste, au même endroit, à la première course de triathlon moderne. C’est le début des sports enchainés qui vont très rapidement se populariser sur les cinq continents.
Un aquathlon, comment ça se déroule ?
Aujourd’hui, l’aquathlon consiste à réaliser, seul ou en équipe, une épreuve de natation et une épreuve de course à pied sans s’arrêter. C’est donc le même principe qu’un triathlon, amputé de la partie vélo.
L’épreuve de natation se déroule généralement en eau libre, même si certaines courses ont lieu en piscine. Après avoir nagé, l’épreuve de course à pied se déroule en extérieur, sur des parcours allant du plus simple au plus technique.
Comment s'équiper pour un aquathlon ?
Tout comme en triathlon, la pratique de l’aquathlon nécessite des équipements spécifiques. Très simplement, l’aquathlète aura besoin du même matériel que ses compères triathlètes, à l’exception du vélo (casques, chaussures…)
Le cyclisme étant le sport qui peut faire exploser votre budget, pratiquer l’aquathlon peut donc être une superbe alternative pour le débutant qui souhaite découvrir les sports enchainés sans se ruiner !
Pour nager : la combinaison néoprène
Pour les épreuves en eau libre, la combinaison néoprène est l’équipement n°1 de l’aquathlète, tout comme pour le triathlète. De l’entrée de gamme aux modèles les plus premium, il en existe pour tous les budgets (et niveaux).
Un bonnet de bain, une paire de lunettes de natation et le tour est joué, vous êtes prêts à vous lancer pour la première partie de l’aquathlon. Pour les plus préventifs d’entre vous, vous pouvez ajouter du bodyglide pour limiter les frottements du néoprène sur la peau. Pince-nez et bouchons d’oreille peuvent aussi être utilisés même s’ils risquent de s’enlever dans un départ trop agité.
Pour courir : des chaussures et un textile
Après l’épreuve de natation, il faudra courir vers l’aire de transition, comme en triathlon ! Sauf qu’ici, vous ne passerez pas par la case « vélo », mais directement à la course à pied. Il faudra alors ôter rapidement sa combinaison et enfiler ses chaussures de running et sa ceinture porte-dossard. Pour les plus prudents d’entre vous et/ou pour des distances de course assez longues, vous pourrez sécher vos pieds et enfiler une paire de chaussettes. Sinon, un peu de talc dans vos chaussures suffira à absorber l’humidité résiduelle.
En ce qui concerne le textile, le plus simple est de nager avec sa trifonction sous sa combinaison. Cela permet de limiter la perte de temps dans l’aire de transition, tout en courant dans une tenue dédiée à cette pratique. Pour les néophytes, enfiler un short et un maillot sec par-dessus son maillot de bain est aussi une solution envisageable.
Bien évidemment, vous pouvez aussi vous munir d’une casquette, de lunettes et de nutrition sportive afin de répondre aux contraintes de l’épreuve et vous assurer une course à pied dans les meilleures dispositions. Toutefois, ne testez rien le jour J et faites confiance à ce que vous avez testé durant votre préparation.
Quelles différences avec un swimrun ?
Attention à ne pas confondre l’aquathlon et le swimrun, dont l’essor est phénoménal ces dernières années. La ou l’aquathlon consiste à enchainer un tronçon de natation suivi d’un tronçon de course à pied avec une véritable transition entre les deux, le swimrun consiste à se déplacer en alternant des phases de course à pied et des phases de natation.
Sans transition, les athlètes doivent donc nager avec leur chaussure et courir avec leur équipement de natation. Chaque course devant comporter au minimum 3 segments, il faut donc être très à l’aise à enchainer la natation et la course à pied, mais aussi l’inverse !
Les différents formats de course
Contrairement au swimrun, où les distances sont peu précises, les distances en aquathlon sont standardisées. On retrouve donc :
- Distance XS : 500 m de natation et 2,5 km de course à pied
- Distance S : 1 km de natation et 5 km de course à pied
- Distance M : 2 km de natation et 10 km de course à pied
- Distance L : 3 km de natation et 15 km de course à pied
- Distance XL : 4 km de natation et 20 km de course à pied
Pour les jeunes, on retrouve aussi des formats adaptés à chaque catégorie d’âge :
- 6 à 9 ans : 50 m de natation et 500 m de course à pied
- 8 à 11 ans : 10 m de natation et 1000 m de course à pied
- 10 à 13 ans : 200 m de natation et 1500 m de course à pied
- 12 à 19 ans : 300 m de natation et 2000 m de course à pied
Aquathlon : Un entrainement spécifique ?
Si vous faites déjà du triathlon, vous êtes habitué à l’enchaînement d’efforts. L’important pour vous sera d’essayer de reproduire cet enchainement à l’entraînement. Là où les triathlètes travaillent beaucoup l’enchainement vélo-course à pied, il est moins courant de pratiquer l’enchainement natation-vélo ou natation-course à pied.
Cependant, il peut être assez simple à mettre en place. Vous pouvez, par exemple, aller et revenir de la piscine en courant si elle n’est pas trop loin de chez vous. Également, à l’approche des beaux jours, allez nager en mer et entrainez-vous à courir jusqu’à votre voiture, enlevez votre combinaison le plus vite possible et partez pour un footing le long de la plage.
Il est aussi extrêmement important de bien tester son matériel. Si vous ne mettez pas de chaussettes dans vos chaussures, assurez-vous que vos pieds soient habitués à cette contrainte. Aussi, sur les formats L et XL, le ravitaillement sera un point clé de votre performance, alors essayez vos produits à l’entrainement.
Les compétitions et organisations
En France, l’aquathlon est encadré depuis peu par la fédération française de triathlon (FFTRI). Une licence de triathlon vous permettra donc de participer à toutes les épreuves proposées. Si vous n’êtes pas licencié, un simple certificat médical d’aptitude suffira.
Sur le plan des organisations, on retrouve les championnats du monde ITU, souvent réalisés à la même période que ceux de triathlon. Ils regroupent les meilleurs de la discipline qui viennent se disputer le titre mondial ! En France, l’essor du triathlon et des sports enchainés a poussé à la multiplication des aquathlons. En tête d’affiche, on retrouve la YOTTA XP, une course folle à mi-chemin entre aquathlon et swimrun.
Les stars de la discipline
De nombreux triathlètes de renom se sont déjà essayés à cette discipline, et souvent avec réussite. Tim Don (2005), Alistair Brownlee (2016), Emma Pallant (2017) ont tous les trois déjà remportés le championnat du monde ITU.
Parmi les spécialistes, on retrouve Richard Varga (champion d’Europe et quadruple champion du monde), Shane Reed (triple champion du monde), Richard Stannard (triple champion du monde), Rina Hill (double championne du monde) et Samantha Warriner (double championne du monde).

