Les prolongateurs sont, à coup sûr, l’équipement de vélo le plus emblématique du triathlète.
Mais des prolongateurs… Qu’est-ce que c’est ? À quoi ça sert ? À quel prix ? Est-ce vraiment utile en triathlon ? On vous explique tout dans les moindres détails pour que vous puissiez foncer la tête baissée !
Tout savoir sur les Prolongateurs de vélo
Les prolongateurs, qu'est-ce que c'est ?
Les prolongateurs sont des « barres », appelées extensions, qui sont installées sur le cintre du vélo. Elles sont agrémentées de deux reposes- bras rembourrés par des mousses pour favoriser le confort.
Fabriqués dans différents matériaux (aluminium, carbone, titane…), il en existe différentes formes et différentes tailles. Les prolongateurs sont présents sur les vélos de contre-la-montre, mais peuvent aussi être ajoutés à votre vélo de route. En fonction du modèle choisi, vous pouvez ajuster votre poste de pilotage à votre guise en ajustant la hauteur des prolongateurs, l’espacement, l’angle des barres et des reposes-bras…
Les avantages apportés par les prolongateurs
Avec un bon réglage et une bonne position, l’utilisation des prolongateurs va vous permettre d’être plus aérodynamique. En effet, en position allongée, vous allez réduire votre surface frontale et améliorer votre coefficient de pénétration dans l’air. En fonction de votre position, vous allez donc avoir un gros gain de vitesse (parfois jusqu’à 5 km/h) pour une puissance donnée. En d’autres termes, à puissance égale, entre une position de route classique et une position aérodynamique sur des prolongateurs, vous irez plus vite en optant pour la deuxième solution.
Attention cependant, car même si l’utilisation de prolongateurs peut décupler votre performance, la position reste exigeante et n’engage pas les mêmes chaines musculaires qu’une position classique sur vélo de route. Il paraît donc essentiel de faire une étude posturale pour trouver le meilleur compromis entre confort et performance. C’est un détail non négligeable qui aura toute son importance, surtout sur un effort long où il faut parvenir à détendre ses muscles pour tenir sur la durée et assurer une course à pied efficace ensuite.
Les tailles de prolongateurs de vélo
Sur le marché du prolongateur, il est possible de distinguer deux tailles différentes : les prolongateurs courts et les prolongateurs longs. Cependant, les premiers sont amenés à disparaitre progressivement en raison de l’évolution de la réglementation de la FFTRI en début d’année 2023
Les prolongateurs courts (désormais interdits)
Jusqu’en 2022, ils étaient utilisés lors des épreuves où le drafting était autorisé. Leur spécificité était qu’ils ne doivent pas dépasser du cintre en termes de longueur et les deux barres doivent se rejoindre (par un « pont ») afin de limiter les risques de blessures en cas de chute.
Ce nouveau point de règlement vient donc mettre fin à l’utilisation, sur des épreuves avec drafting, des prolongateurs courts. Cependant, vous pouvez toujours les utiliser à l’entrainement ou sur triathlon sans drafting, même s’ils restent moins confortables et réglables que les prolongateurs classiques. En toute logique, les différents fabricants devraient donc cesser de produire ce type de prolongateurs, ce qui devrait mener à leur disparition.
Les prolongateurs longs
Ils s’installent en général sur les vélos de contre-la-montre, mais également sur des vélos de route classique. Ce type de prolongateur n’est autorisé que sur les épreuves sans drafting. À noter qu’il existe trois types de prolongateurs vélo longs, permettant de s’adapter aux préférences de chacun.
On retrouve le prolongateur classique droit. Il s’agit de barres sont courbures souvent placées à l’horizontale. Elles sont aujourd’hui de moins en moins présentes, remplacées par des formes plus ergonomiques. Le prolongateur relevé a une base droite remontant sur la dernière partie afin de permettre de tirer les barres vers soit lorsque l’on roule. C’est la forme la plus adoptée par les coureurs actuels. Enfin, les prolongateurs en « s » sont dotés d’une orientation générale horizontale, ils disposent tout de même d’une courbure relevant les prolongateurs pour en avoir une meilleure prise en main.
Plus onéreux, mais aussi bien plus performants, on retrouve aujourd’hui des marques spécialisées dans la fabrication des prolongateurs ergonomiques. Des reposes-bras très confortables, des extensions en composite épousant parfaitement l’ensemble du bras et une prise en main ergonomique, ce sont les modèles que l’on retrouve sur l’ensemble des vélos des professionnels. Certains investissent même dans des prolongateurs moulés à la forme de leur bras.
Les autres questions à se poser à propos des prolongateurs
Les matériaux : carbone ou alu ?
Les aérobarres sont construites dans les matériaux les plus communs du cyclisme : le carbone et l’aluminium. Quels sont les avantages et inconvénients propres à chaque matériau ?
Le carbone est un tissage de fibre qui permet une résistance accrue à la déformation. En effet, dans l’utilisation de prolongateurs, un athlète tire dessus pour pouvoir développer plus de puissance. Le carbone a également l’avantage d’être un matériau léger.
L’aluminium est quant à lui plus résistant en cas de chute, mais sera probablement plus lourd qu’une paire de prolongateurs en carbone. Son gros avantage est son prix, ce qui fait qu’il est un choix judicieux pour un utilisateur occasionnel.
D’autres modèles en titane et en composites, plus premium, sont aussi sur le marché.
Prolongateur avec ou sans l'intégration des leviers de vitesse ?
Si vous avez une transmission mécanique, l’intérêt de posséder un vélo de contre-la-montre spécifique est que l’on peut intégrer les shifters (leviers de vitesse) aux prolongateurs. Cela permet de conserver sa position aérodynamique même lorsqu’on change les vitesses. C’est un gain appréciable pour s’économiser en prévision de la partie course à pied.
Avec les transmissions électroniques, il est désormais possible d’installer des prolongateurs avec shifters sur un vélo de course traditionnel. C’est une solution intéressante dans le cas des triathlètes qui possèdent un vélo pour toutes les utilisations.
Aussi, lorsque les prolongateurs sont équipés des commandes de changement de vitesse, le passage des câbles peut être interne ou externe au tube. Cela n’a pas d’importance en termes de performance mécanique, c’est surtout en termes d’esthétique et de trainée aérodynamique que cela joue.
Le cockpit du triathlète sur vélo de contre-la-montre
Les prolongateurs peuvent également faire partie d’un « combo » cintre/aérobarres. Ceci est un choix à faire uniquement pour un vélo destiné au contre-la-montre. Avec ce système, vous gagnerez en aérodynamisme et en rigidité.
Sur votre cintre, vous retrouvez donc vos leviers de freins, comme sur votre vélo de route. Sur les prolongateurs, vous pourrez installer vos shifters mécaniques ou électroniques.
Le prix des prolongateurs
Les gammes de prix des prolongateurs de vélo vont de 20€ à plus de 2000€ pour des guidons complets.
- Pour commencer avec des prolongateurs démontables en aluminium, une cinquantaine d’euros devraient suffire.
- Des prolongateurs d’entrée de gammes en carbone se trouvent à partir d’une centaine d’euros.
- Des modèles ergonomiques et totalement ajustables avec des entretoises et cales angulaires coutent à partir de 250€
- Pour un cockpit en aluminium, prévoyez environ 250€
- Un cockpit carbone se trouve à partir de 500€ et jusqu’à plus de 3000€ pour un modèle 100% sur mesure
Les conseils techniques d'utilisation
Le pilotage d’un vélo doté de prolongateurs peut être parfois complexe à aborder. En effet, leur utilisation entraîne :
- Une position du triathlète vers l’avant entraînant une potentielle perte de précision en courbe
- Une modification des points d’appuis sur la selle
- Les bras qui se resserrent au niveau du centre du guidon rendant l’athlète moins stable
- La difficulté d’accès aux freins
- Une approche différente du pilotage en virage
- Une anticipation dans la gestion des vitesses avant une relance
Tout ceci mis bout à bout fait qu’il est important de s’entraîner en position avant une compétition. Appréhender ce type de pilotage reste relativement aisé et après quelques sorties, vous devriez maîtriser votre vélo sans trop de difficultés.
Comment régler ses prolongateurs
Le réglage de ses prolongateurs est primordial ! Si vous ne voulez pas être dans l’inconfort dû à une position trop longue ou mal orientée, il faut se pencher sur la question avec soin.
Il est important de se rendre compte qu’une position vers l’avant, si elle est mal effectuée, peut entraîner une perte considérable de puissance et un inconfort réel.
Aussi, voici les bases à savoir sur le réglage des prolongateurs sur son vélo :
- Conserver l’angle bras/avant-bras autour de 90 degrés
- Se positionner légèrement plus en avant sur sa selle tout en conservant une inclinaison relativement droite pour ne pas glisser vers l’avant
- Baisser raisonnablement la hauteur de son guidon pour conserver un bon contrôle du vélo et du confort
- Placer les prolongateurs avec un angle de 10 à 25 degrés par rapport au sol pour maximiser le confort et l’aérodynamisme
- Ne pas trop serrer ni espacer les deux barres
Le réglage des prolongateurs peut se faire en hauteur grâce à un système de cales (spacer) empilables.
L’utilisation des prolongateurs demande donc un apprentissage pour pouvoir les maîtriser de façon certaine.
S’ils sont mal réglés, ils peuvent nuire à la performance à cause d’une capacité respiratoire amoindrie et/ou une sur-compression des muscles inférieurs.
Il faut être à l’aise dessus pour pouvoir en tirer le plein bénéfice et savoir anticiper sa conduite (trajectoires et vitesses).
Les prolongateurs en triathlon en 3 questions ⬇️
Les prolongateurs, qu'est ce que c'est ?
Les prolongateurs sont un ensemble de composants qui s’installent sur le vélo du triathlète. On retrouve les deux reposes-bras et leur coussin en mousse, fixés sur le cintre, ainsi que les barres ou « extensions » que l’athlète va tenir pour manier son vélo.
Pourquoi utiliser des prolongateurs en triathlon ?
Les prolongateurs permettent de gagner en vitesse grâce à une position plus aérodynamique. Attention cependant à bien régler votre position et à vous entrainer à la maintenir, car elle est très différente d’une position classique sur vélo de route.
De quelle matière sont les prolongateurs ?
Les prolongateurs pour vélos de triathlon sont généralement fabriqués en aluminium ou en carbone. L’aluminium est un matériau solide et durable qui est souvent moins coûteux que le carbone. Cependant, il peut être plus lourd et moins aérodynamique que le carbone. Le carbone, quant à lui, est léger et rigide, ce qui en fait un choix populaire pour les vélos de course. Il est également très résistant à la flexion et à la torsion, ce qui en fait un choix de premier choix pour les prolongateurs de vélos de triathlon.
Cependant, le carbone peut être plus coûteux à produire et à réparer que l’aluminium, et il peut être plus fragile en cas de choc ou de collision. Aujourd’hui, on retrouve aussi des marques qui proposent des cockpits en titane ou en composite.


