Comment (bien) préparer sa sortie vélo ?

Le sommaire 📒

Que vous débutiez le triathlon ou que vous soyez un cycliste chevronné, une sortie vélo se prépare toujours afin de prendre la route dans les meilleures conditions.

À travers ce guide, découvrez les éléments indispensables afin d’éviter les ennuis et autres galères d’un entraînement vélo mal préparé ! On prend l’échappée ?

Préparer sa sortie vélo : les éléments externes

Nous vous conseillons de TOUJOURS consulter la météo avant de prendre la route. Non pas pour procrastiner dans le canapé en cas de pluie mais bien pour anticiper !

Vent de face au retour, le cauchemar

Par temps venteux : partez toujours vent de face ou trois quarts afin de revenir vent de dos. Mieux vaut souffrir la première heure et rentrer la “canne” facile que l’inverse 😁.

Si le vent est (vraiment) fort, évitez de l’avoir de côté afin de ne pas être déstabilisé.
Prenez en considération votre matériel : routes hautes et disques, ça accentue le phénomène et avec un petit gabarit, s’envoler arrive plus vite qu’il n’y parait.

Evitez d’avoir trop chaud ou trop froid à vélo

Par temps froid, pensez à vous couvrir suffisamment et notamment les extrémités (têtes, mains et pieds).
Une bonne veste thermique, un cuissard long, des couvre-chaussures, une paire de gant et un sous casques sont un minimum pour affronter les températures inférieures à 5°C.

À l’inverse, par temps chaud, des vêtements techniques sont là aussi très agréables notamment pour évacuer la transpiration. Chaussettes fines, cuissard respirant et maillot extra-fin sont le combo parfait pour affronter les fortes chaleurs.

Parfois, il faudra préférer le home trainer…

Enfin, rien ne sert de toujours vouloir aller rouler quelques soit les conditions. Oui, il est important de s’entraîner par tout temps afin d’habituer son organisme mais parfois le rapport gain / danger est disproportionné et une bonne séance sur home trainer sera tout aussi – voire plus – efficace.

Hydratation et alimentation

Quelque soit la durée de votre entraînement, ne négligez pas cette partie !

Ajuster son apport hydrique

Au niveau de l’hydratation, nous vous conseillons 500ml par heure de selle (et plus par fortes chaleurs). Vous pouvez consommer de l’eau ou une boisson isotonique. L’hiver, et si vous possédez un bidon thermos, vous pouvez aussi opter pour une boisson chaude type thé.

Évitez les boissons trop sucrées comme le soda pendant l’effort. L’apport d’énergie oui, le pic glycémique non.

Buvez par petites gorgées régulièrement tout au long de la sortie. Cela nécessite bien sur d’apprendre à boire en roulant mais c’est une habitude vite prise vous verrez 😉.

Mon premier entraîneur de vélo m’a toujours dit :

« Buvez avant d’avoir soif, mangez avant d’avoir faim »

Bon, même s’il faut se méfier des dictons, celui-ci est bien vrai.

Dès lors que vous ressentez la sensation de soif ou de faim, il est déjà souvent trop tard.Et quand vous percevez les premières crampes…

Alors là il est vraiment trop tard ! 😖

💡 Bonne idée

Vous avez du mal à suivre votre plan hydratation ? Créez une alarme toutes les 10’ par exemple via votre montre ou compteur GPS.

L’alimentation, le carburant du sportif

Sur le plan de l’alimentation, 3 solutions s’offrent à vous :

  • La nutrition sportive : coûteuse, elle reste néanmoins pratique à transporter et consommer. Pour l’entraînement, on pense particulièrement aux barres. Les gels étant davantage réservés pour des efforts plus soutenus type compétition car plus facilement assimilables.
  • L’alimentation du “quotidien” : on pense ici aux aliments intéressants pour le sport comme les fruits séchés (dattes, abricots, figues), les bananes, les oléagineux (cacahuètes, noix de cajou,…). Certes, c’est bien souvent moins pratique à consommer sur le vélo mais c’est sain et tout aussi efficace.
  • L’alimentation maison : réaliser soi-même ses barres de céréales ou autres “gâteaux-sport” n’est pas si compliqué ! Vous contrôlez les ingrédients et réalisez les portions à votre contenance. C’est bien souvent la solution idéale pour les personnes intolérantes au gluten par exemple.

Le saviez-vous ? 🤔

Sur les grandes courses par étapes, les cyclistes pro n’hésitent pas à varier leur alimentation en course. S’ils conservent les gels pour les derniers kilomètres intenses, ils n’hésitent pas à consommer des mets plus originaux en milieu d’étape : part de quiche, gâteau de riz, pain au lait, beurre de cacahuète,… Du plaisir pour un regain de motivation !

Le checkup obligatoire du matériel avant tout entraînement de vélo

Vous êtes prêt à partir ? Hum… Attendez pas si vite !

Le cyclisme reste un sport très dépendant du matériel utilisé. Votre vie en dépend même à chaque entraînement. Vérifiez l’état de votre vélo et de vos accessoires avant chaque sortie, pour plus de sécurité 😉

Contrôlez le serrage de vos roues, la pression des pneus, la direction. Vérifiez que votre vélo est bien lubrifié et que les vitesses passent parfaitement.

Côté accessoire, vérifiez l’état de vos cales sous vos chaussures ainsi que votre casque. On n’oublie pas les lunettes, un moucheron dans l’oeil à 30km/h, ça pique 🦟

Que mettre dans sa sacoche de selle ?

Maintenant, parlons matériel et éléments indispensables à emmener pour chaque sortie.

1. Le matériel indispensable quelque soit votre vélo :

  • Une chambre à air, même si vous êtes en tubeless : en effet, si le préventif ne parvient pas à reboucher le trou, la chambre à air tubetype peut vous permettre de rentrer 👼
  • 2 cartouches de CO2 (+ le déclencheur) ou une mini-pompe : pourquoi deux cartouches ? Car si vous loupez l’enclenchement de la 1ère, vous avez de quoi retenter votre chance 🍀

⚠️ Si vous êtes en tubeless, vérifiez que votre liquide préventif supporte les cartouches de C02… En effet, le préventif à base de latex n’apprécie pas les chocs de température occasionnés par le CO2.

💡 Expérience personnelle

J’ai aussi longtemps utilisé une mini pompe mais malheureusement je peinais à dépasser les 4-5 bars de pression. Il existe des pompes très performantes mais moins ergonomiques, ce qui impose de les ranger dans la poche ou de la fixer sur le cadre.

  • Un kit multi-outils : indispensable, il se doit d’être complet tout en restant ergonomique et peu encombrant. Personnellement j’ai trouvé mon bonheur avec ce modèle : 21 fonctions dont démontes-pneus et dérive chaine intégrés. Il reste un poil lourd mais c’est le prix à payer pour éviter d’appeler votre moitié à la rescousse à l’autre bout du département.
  • Un maillon rapide compatible avec votre chaine : c’est léger et ça peut vous sauver une sortie !

2. Le matériel secondaire (mais parfois très utile) :

  • Un rilsan (colliers de fixation) : c’est tout bête, ça se range facilement, mais c’est tellllllement utile ! Pour maintenir un dérailleur, un serrage défectueux, et bien d’autres pépins.
  • Un kit de rustines : si jamais vous crevez 2x dans la même sortie 😁. Tout se range dans cette boite minimaliste qui accueille aussi mon maillon rapide.
  • Une extension de valve : si vous roulez avec des jantes (très) hautes, la rallonge de valve vous permettra de gonfler facilement votre chambre à air neuve suite à une crevaison.
  • Une cale à plaquettes : si vous êtes équipé de freins à disque, cela évite que les plaquettes ne se rapprochent lorsque la roue est retirée.

Pour mes sorties gravel, j’ajoute aussi des mèches pour reboucher rapidement un trou dans le pneu tubeless.

3 astuces pour gagner de la place :

  • Rangez votre chambre à air dans un gant en latex talqué. Ça préserve cette dernière mais surtout, cela permet de remonter sur le vélo les mains propres ! (notamment si votre ruban de cintre est blanc 😅)
  • S’il vous reste un peu de place, glissez-y une pâte de fruit (ou autre aliment à longue conservation). Cela peut sauver votre sortie si un jour vous partez sans nutrition 🍔.
  • Vous souhaitez vraiment tout optimiser ? Utilisez le moindre recoin de votre vélo pour y stocker des outils : bouchon de cintre dérive-chaine, porte-bidon avec multi-outils intégré, etc.

Avec tous ces outils, vous devriez pouvoir réparer sur place 90% des petits tracas.

Certes, on préfère tous rouler léger, mais honnêtement c’est appréciable de se savoir autonome (ou presque) plutôt que de rentrer sur la jante avec la chaîne autour du cou 😁.

Où mettre son kit de réparation et son alimentation à vélo ?

Bon, avec tout ce que l’on a cité précédemment, vous pensez très certainement qu’il vous faudra une remorque pour tout transporter ?!

Heureusement, 4 solutions principales s’offrent à vous pour ranger tout ça :

  • Les poches à l’arrière de votre veste ou maillot : pratique pour accéder rapidement à sa nutrition ou à son smartphone. Attention toutefois de ne pas trop les remplir car cela pourrait vite devenir gênant.
  • La sacoche de selle : choisissez-la compacte, étanche et robuste. Vérifiez sa contenance et son système de fixation en fonction de vos besoins et de votre combo tige de selle + selle.
  • Le bidon-outils : spacieux et facile à utiliser, il a l’inconvénient de son avantage : utiliser un porte-bidon. Autant l’hiver, c’est peu dérangeant, autant à la belle saison ça nous limite vite. Personnellement je l’utilise sur mon vélo de triathlon à l’arrière de la selle.
  • La box (intégrée ou non) : aujourd’hui, de plus en plus de vélos (route ou triathlon) possèdent un espace de rangement. Il peut se trouver sur le tube diagonal, le top tube ou à l’arrière par exemple. En plus d’être aéro (😎), c’est pratique et discret !
Box et sacoche intégrées sur certains vélos BMC mais aussi sur le dernier Trek Domane

🔔 Valable pour l’entraînement, la plupart de ces conseils tiennent aussi la route pour vos compétitions de triathlon où le règlement autorise d’emmener de quoi réparer.

La sécurité à vélo : les accessoires qui n’en sont pas.

Enfin, dernier point de notre guide, la sécurité !

Outre le casque et un matériel fiable, la sécurité à vélo est primordiale aujourd’hui. Le partage de la route n’est pas toujours une réussite et pratique sa passion devient dangereux.

Cependant, des petits accessoires peuvent vous apporter beaucoup ! J’en ai retenu 2 que j’utilise à chaque sortie.

  • Le bracelet d’identification : en cas d’accident grave, chaque seconde compte ! Avoir ses informations principales au poignet peut faire gagner beaucoup de temps aux urgences. Vous n’aimez pas les bracelets ? Optez pour une plaque qui s’adapte à celui de votre montre !
    • 👉 On aime beaucoup ceux de la marque Data Vitae.
  • Le radar à voiture : cette lampe arrière fait aussi office de radar ! Chaque voiture qui arrive derrière vous est signalée via votre smartphone ou compteur / montre GPS compatible. Le conducteur est aussi alerté via une lumière à l’intensité proportionnelle à sa vitesse.
    👉 Je vous laisse découvrir notre test longue durée du Garmin Varia.

Maintenant que vous êtes équipé, profitez, roulez et amusez-vous ! 🙌

a propos de l'auteur
Hugo
Hugo
Triathlète et cycliste, je suis un véritable passionné par le triple effort et la science du sport. Équipements, nutrition, entraînement, c'est mon dada ! Membre de la Team Opentri, je reste à votre disposition pour toutes remarques ou questions ! On se retrouve sur Strava ?

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